Ils défendent notre hôpital et nos services publics


Mardi 5 Mai 2020


2020.05.05 - Manosque - JF Pellarey - Urgences 04.mp3  (14.2 Mo)

La crise sanitaire éclaire crûment leur combat en validant leurs inquiétudes. Evidemment celui-ci est politique mais quand il en va de l’intérêt général, il vaut mieux ne pas faire la fine bouche. Depuis 10 ans déjà, des citoyens réclament un service de réanimation à l’hôpital de Manosque ; en 2019, devant le manque de moyens les services des urgences du pays étaient en grève et plusieurs grands patrons du secteur médical démissionnaient devant le manque d’écoute des pouvoirs publics. L’image qui illustre ce reportage sur notre site a été prise lors d’une manifestation devant les urgences de Manosque en juillet dernier. Il n’y a pas si longtemps encore, d’autres habitants des territoires ruraux râlaient contre La Poste ou l’Education nationale qui comme pour le secteur de la Santé affichaient une gestion comptable voire financière au détriment de leur mission de service public. Puis vint le Covid-19 et ses drames qui mirent en lumière les manques : matériel d’abord (masques, tests et respirateurs évidemment) professionnels ensuite avec des effectifs insuffisants. Bref à la crise sanitaire s’est ajoutée une gestion qui tenait du colmatage plus que de la réparation. Hôpital de campagne et transferts de malades à la rescousse. Avec l’action exemplaire des médecins, infirmières, aides soignants dont certains ont payé de leur vie cette impréparation, la France a découvert l’engagement sans réserve des pros – pas des héros disent-ils avec modestie – dans des urgences saturées, des services débordés et des personnels épuisés. Avec aussi pour rajouter aux drames, une Ministre qui aurait alerté en janvier des dangers de l’épidémie et que l’on a préféré envoyer à un scrutin politique pour une mission surréaliste au vu de la crise qui démarrait. Une fois réglées les conséquences de la crise sanitaire et économique, il faudra établir les responsabilités de chacun et à tous les niveaux de notre société. Il était normal pour nous d’entendre le collectif pour un service de réanimation à l’hôpital de Manosque et l’autre mouvement contre le regroupement hospitalier et pour la défense des services publics dans le 04. Et bien sûr, nos micros sont ouverts et quand ils le voudront au GHT et à l’ARS s’ils le souhaitent, pour toute réaction. Pour l’heure, Jean-François Pellarrey rappelle les combats passés et les objectifs toujours actuels.



Fréquence Mistral Manosque