L’Etat consulte sur la place de la police


Mercredi 6 Décembre 2017


Elle pourrait ressembler à la police de proximité qu’avait initiée Lionel Jospin et que Nicolas Sarkozy avait supprimée mais l’Etat façon Emmanuel Macron entend générer ses propres concepts et formules.

Ainsi suite à l’annonce présidentielle du mois d’octobre dernier, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a demandé aux Préfets d’organiser une large concertation dans les départements pour échanger avec les citoyens sur la police de sécurité du quotidien dont les missions et moyens seront dévoilés avant la fin de l’année. En attendant de nombreuses réunions sont menées à l’image de celle de Manosque avec la sous-préfète de Forcalquier Fabienne Ellul aux côtés du Maire Bernard Jeanmet, de plusieurs élus et bien sûr du commissaire Thierry Mercier. Le CLSPD conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance a donc été sollicité dans ce cadre. Une réunion franche et directe où les inquiétudes et souhaits des acteurs de terrain ont été exprimés. Au rang de ceux-ci les incivilités récurrentes qui plombent la vie des citoyens. Problèmes dans les copropriétés, présence parfois négative de SDF, usage et commerce de stupéfiants, vitesse des véhicules et deux roues en ville etc. La mairie a souligné la bonne coopération entre les polices nationale et municipale et aussi la Gendarmerie sur une couverture territoriale a priori bien étudiée et maîtrisée par les délinquants. Il ne faut pas oublier nos territoires a souhaité le maire et président de l’agglomération Bernard Jeanmet.

Dans l’échange, le commissaire Mercier faisait le distinguo entre nuisances et délits qui seulement pour ces derniers avec dépôt de plainte peuvent concerner la justice dans un cadre précis. Rappelant que des enquêtes ont déjà porté leurs fruits du côté des stups et que celles-ci continuent, il prône une présence de gardiens ou concierges dans les habitats collectifs ou des caméras dans les bus scolaires où un chauffeur est bien seul pour surveiller plus de 50 passagers parfois turbulents tout en conduisant ! En cas de problème, le « 17 », stoppez le bus tout le monde descend et nos hommes arrivent a-t-il dit. Des hommes également à la disposition des compagnies de transports pour effectuer des formations et donner des conseils aux chauffeurs. Les réponses pénales ont aussi été rappelées au rang desquelles les TIG travaux d’intérêt général pour éviter la case prison et rectifier un itinéraire délictuel quand c’est encore possible. Enfin, la possible et redoutée radicalisation de nos concitoyens reste aussi un souci constant de l’Etat.

Je vous propose d’écouter la sous-préfète Fabienne Ellul et le premier adjoint au maire de Manosque Bernard Diguet à l’issue de cette consultation.

 

écouter :




Fréquence Mistral Manosque