Nourrie d’influences urbaines et contemporaines, la danse de Leïla Ka, à la fois puissamment théâtrale et d’une redoutable précision, s’est imposée en quelques années. Dans cette nouvelle création, la chorégraphe décorsète les corps, libère les énergies et affirme la force de celles qui jamais ne renoncent. Dos courbé, jambes fléchies, en sueur et en cadence, huit danseuses se déploient, sans contraintes. Avec des gestes percussifs, qui claquent. Des basses, de l’électro, qui cognent. Un embrasement, un déferlement. Le plateau est nu, avec juste la lumière « comme un terrain brut, qui n’impose rien, qui ne cache rien, où l’espace devient infini, où tout peut advenir. Et les corps qui prennent place. Qui résistent. Ne renoncent pas au rêve. » Huit femmes puissantes pour une danse explosive.