Taille-douce : l'exposition de Lisa Valencia et Laurence Audemar à la médiathèque de Digne


Mardi 22 Septembre 2026

Du 22 septembre au 3 octobre 2026, découvrez deux approches complémentaires de la gravure à travers les travaux de ces deux artistes ancrées dans les Alpes-de-Haute-Provence


Laurence Audemar et Lisa Valencia

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A l'occasion de leur première collaboration artistique, Lisa Valencia et Laurence Audemar étaient nos invitées pour apporter un éclairage sur la technique de la taille-douce, la découverte de la gravure, mais aussi leur rapport au territoire.

Un extrait des discours prononcés lors du vernissage de l'exposition mercredi 23 septembre 2026 vient compléter cet entretien.
 
Lisa Valencia et Laurence Audemar
Du mardi 22 septembre au samedi 3 octobre 2026
Médiathèque François Mitterrand
Salle d'exposition
Accès libre sur les horaires d'ouverture de la médiathèque

Pour aller plus loin :

Instagram Lisa Valencia

Instagram Laurence Audemar
Site Laurence Audemar
 


Texte de Lisa Valencia :

Les folles, les sauvages,
Ces herbacées qui me chatouillent
les chevilles ou les épaules
lorsque je me fraye un chemin
à travers elles.
Leurs baies noires me teintent
les dents et la langue.
Je goûte Tanaron, m’enracinant
un temps parmi elles,
au pied du Rocher.
Elles poussent
entre les caillasses et l’argile,
s’immiscent
dans les craquelures
et les fissures.
Je les vois de mon œil argentique,
je me plonge dans le noir et blanc,
la couleur rejaillira plus tard.

À Pierre-Jean Valencia

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La belle rencontre avec Lisa m’a permis de me souvenir de mes doutes d’il y a trente ans qui, grâce à l’amour et tous les jeunes qui ont entourés notre famille, ont été balayés par l’évidence de leurs existences.

L'expression plastique comme un acte de résistance.

J'essaie d'offrir à voir ce que je capte d'un mouvement, d'une vitalité, d'une fragilité. Je suis à la recherche d'un espace qui fait écho à un souvenir gravé dans mon crâne, à cause d'une acuité particulière à un endroit et à un moment. Cette acuité développe une tension sensible. Elle est souvent éveillée par une belle offrande de la nature et se termine souvent par une tension assez désespérante
signifiant la mort ou la sidération.

Jusqu'à l'année dernière, je posais de la couleur comme une revendication du droit à la vie. Je sais aujourd'hui que je veux encore porter cette lumière dans mon travail et je sais que celui-ci représente ma seule perspective, ici et maintenant.
 
Laurence AUDEMAR