Fréquence Mistral

L'association Aquaverde & L'Utopia se réunissent autour du chef indien d'Amazonie Almir Narayamoga Surui


Mercredi 2 Novembre 2022 | Lu 154 fois

"Tous nos peuples ont subis un énorme désastre lors du contact avec l'homme blanc" - Chef Almir Narayamoga Surui.



un_mot_de_patrick_guivarc__h,_co_gerant_de_l__utopia.mp3 Un mot de Patrick Guivarc'h, co-gérant de L'Utopia.mp3  (868.16 Ko)


thomas_pizer,_fondateur_et_president_de_l__association_aquaverde.mp3 Thomas Pizer, fondateur et président de l'association Aquaverde.mp3  (3.95 Mo)



 
rencontre_entre_chef_almir_et_le_public_a_l__issue_de_la_representation.mp3 Rencontre entre Chef Almir et le public à l'issue de la représentation.mp3  (39.91 Mo)


Pour cette seconde collaboration entre l'ESAA, l'Ecole Supérieure d'Art d'Avignon et le cinéma L'Utopia, qui vient conclure une semaine de workshop avec les élèves de l'école et le chef Almir, le public Avignonnais a pu avoir la chance de rencontrer lors d'une séance unique au cinéma L'Utopia Manutention, le Chef Almir Narayamoga Suruí en compagnie de Thomas Pizer, Président de l’association Suisse Aqua Verde  (Aquaverde France).

Almir Narayamoga Suruí est né en 1974 dans la tribu des Paiter Surui. C’était cinq ans après la visite du premier homme occidental dans le territoire des Indiens Suruí dont il est aujourd’hui le chef de file.

Ex-Shaman raconte la destruction de sa tribu qui était donc restée sans contact avec le monde extérieur jusqu’en 1969 ; ce contact violent va entraîner une destruction similaire à celle qui est arrivée à d’autres tribus lors de la colonisation par les Européens il y a plus de 500 ans. 
La déforestation, le meurtre, l’arrivée de la technologie vont être à l’œuvre. Mais l’attaque la plus féroce est probablement l’évangélisation et la déconstruction de leur culture et leurs croyances. Le chamanisme doit ainsi être effacé pour que la tribu reçoive la bénédiction de Jésus-Christ, et se garantisse une place au Paradis. 

Respecté comme shaman lorsqu’il avait 20 ans, ses pouvoirs de médiation avec les esprits faisaient de Perpera une figure essentielle dans la hiérarchie de la tribu mais tout cela va disparaître à l’arrivée des extracteurs de caoutchouc, des agents du gouvernement et bien sûr des évangélistes qui enseignèrent aux Paiter Surui que les esprits traditionnels étaient en réalité des démons. 
Les smartphones, le gaz et l’électricité, les médicaments, les armes et les médias sociaux font désormais partie du quotidien de la tribu et l’ex-shaman, devenu le gardien de l’église, continue de lutter pour guérir les personnes souffrantes de son village mais dort avec une lumière allumée, espérant que l’éclairage empêchera les esprits en colère contre son abandon de l’attaquer.

Luiz Bolognesi traite avec un profond respect la rupture d’un peuple et de ses traditions. Selon ses propres mots : « le film dépeint l’expérience indigène brésilienne d’aujourd’hui de l’intérieur. On reste loin des clichés romantiques. C’est un film sur la solidarité avec les peuples indigènes et ceux qui luttent pour leur cause. Mais c’est aussi un film sur le désespoir. »

Prise de son et réalisation : Marion Feugère.https://marion-feugere.com/

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